Dimanche 27 février 7 27 /02 /Fév 21:08

Bonjour à tous,

La saison 2011 a débuté depuis déjà quelques semaines, après une préparation bien meilleure que l'an dernier. J'ai déjà accumulé environ 4500 kilomètres depuis début décembre, ce qui est bien plus que ce que j'avais acquis à l'hiver 2010. 

Mes premières courses se sont plutôt bien passées. Malgré des courses rapides, je me suis toujours accroché dans le premier peloton, alors que j'étais mis plus en difficulté la saison précédente.

 L'effectif du Team Vulco - Vaux en Velin a beaucoup évolué cette saison et les rôles ont été redéfinies. En effet, avec les départs de leaders tels que Christophe Laurent, l'équipe ne roulera pas que pour un seul coureur. Pour ma part, je serai plus un coureur protégé alors que j'avais un statut de simple équipier par le passé. La cohésion est fortement présente, nous sommes une très bonne bande de copains. L'ambiance est radicalement différente de l'année passée. 

 

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Mes objectifs seront un peu plus élevés que l'an passé où j'ai remporté une course, réalisé quelques accessits dont une belle quatrième place au Tour de la Filière. J'espère briller sur des courses Elites nationales, au Tour d'Alsace ou encore au Rhône Alpes Isère Tour. Et puis, pourquoi ne pas rêver d'équipe de France. Guillaume Bonnet de l'équipe l'a intégré déjà l'an dernier, c'est motivant.

Bien sur, je suis l'actualité tourmenté des dernières semaines dans le monde professionnel. C'est affligeant de voir qu'un coureur comme Ricco soit de nouveau contrôlé positif. Il faut faire quelque chose pour éviter de revivre une telle histoire. Concernant l'affaire Contador, je ne sais pas quoi penser ... C'est compliqué mais une chose est sure, nous ne sommes pas au bout du dénouement ... Malheureusement ... 

Coté sport, je pense que de jeunes coureurs comme Pinot, Velitz ou encore Gesink vont s'affirmer. Cependant, ils seront encore un peu en retrait pour le Tour de France où je pense que le duel Contador (s'il est présent) / Schleck tiendra encore toutes ces promesses. Côté sprinteur, je vois bien Cavendish briller et asseoir un peu plus sa suprématie. Enfin, j'espère que Thor Hushovd, maillot de champion du monde sur le dos, brillera sur les classiques et notamment sur Paris Roubaix.



A très vite,

Jérémy.


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Par Valentin JACQUEMET - Publié dans : Carnet de route avec Jérémy Bescond - Communauté : Cyclisme NEWS
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Vendredi 28 janvier 5 28 /01 /Jan 22:19

A en croire tous les médias, Alberto Contador est coupable et doit être, dans les plus brefs délais, guillotiné sur la place publique de son village, à Pinto.

Et si la thèse du coureur ibérique était plausible et surtout vraie. Alors qu'il se dit innocent et victime d'une contamination alimentaire, pourquoi ne dirait-il pas tout simplement la vérité ?

Pourquoi d'un coup, une grande partie des observateurs se déchainent sur le coureur de l'équipe à Bjarn Riis alors qu'il y a un peu plus de dix ans, ces mêmes journalistes cautionnaient l'excuse de la pommade pour une irritation à la selle de Lance Armstrong sur la Grande Boucle 1999.
Cet article n'est pas une plaidoirie pour Contador et je ne veux surtout pas me poser en avocat du diable de ce début d'année 2011 mais, désire plutôt porter un regard sur le monde actuel de la petite reine.

Pourquoi Contador payerait-il pour les autres ? C'est en effet la vision que j'ai. Pourquoi être suspendu un an pour un contrôle ANNORMAL à une substance dont tous les coureurs savent pertinemment que la prise est de suite détectée par les contrôles antidopages. Contador serait il devenu suicidaire ?

Je ne dis pas que Contador est un coureur propre, loin de là, mais dans cette affaire, certains faits "plaident" en sa faveur. Il n'a été contrôlé qu'une seule fois à cette substance sur le Tour, à une dose plus qu'infime.

Pour finir, lors de sa conférence de presse, Contador a tenu une phrase marquante : « Je n'ai plus confiance en le système ». A voir de nombreuses personnes mettrent un billet sur sa tête, on peut le comprendre.

Alors laissons lui le bénéfice du doute, juste quelques minutes, comme il a été laissé, par le passé, à des coureurs pris la main dans le sac.

 

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Par Valentin JACQUEMET - Publié dans : Editos - Communauté : Cyclisme NEWS
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Mercredi 1 septembre 3 01 /09 /Sep 15:11

Le champion était respecté, l'homme ne laissait personne insensible. Laurent Fignon était aimé ou détesté.

C'est une triste nouvelle qui est venu nous frapper ce 31 août 2010, le double vainqueur de la Grande Boucle a succombé à ce cancer qui l'affaiblissait depuis maintenant plus d'un an. Il y a encore quelques semaines, nous l'entendions tous sur les antennes de France Télévision, la voix roque, son courage était exemplaire. Fignon parlait de sa maladie sans complexe, ne mentant jamais, comme il l'avait fait tout au long de sa carrière. Malheureusement, je suis trop jeune pour avoir pu savourer ses exploits, ses défaites qui l'ont fait rentrer dans la légende du cyclisme. Fignon, jusqu'à il y a encore quelques années était, pour moi, ce coureur qui avait gagné l'étape du Tour de France le jour de ma naissance, le 15 juillet 1992 entre Strasbourg et Mulhouse. Il était aussi l'homme qui avait perdu le Tour en 1989 pour huit petites secondes, cet infime écart face au premier vainqueur américain de la Grande Boucle, Greg Lemond. Je ne connaissais pas grand chose de sa carrière et puis, j'ai grandit, j'ai appris à travers les livres que ce coureur était un homme atypique, un attaquant hors pair. J'ai vu ensuite les images de son duel magnifique avec Bernard Hinault sur les pentes de l'Alpe d'Huez. Revenir sur sa carrière ne serait pas très opportun, tout le monde l'a connait. Aujourd'hui, tout les témoignages sont unanimes, Laurent Fignon était bien plus qu'un simple coureur cycliste, il était un champion. Vous allez nous manquez.

 

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Par Valentin JACQUEMET - Publié dans : Editos - Communauté : Cyclisme NEWS
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Jeudi 12 août 4 12 /08 /Août 22:09

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Crédit photo : AFP

 

Ton dernier coup de folie ? « Je ne suis pas vraiment un très grand dépensier, je reste raisonnable »

Ton site internet préféré ? « Véloclub »

Facebook ou Twitter ? « Aucun des deux »

Un plat que tu déteste ? « Je ne suis pas fan des fruits de mer. Les huitres passent très mal et je suis allergique aux crevettes »

Ton vin préféré ? « Plutôt Bordeaux, un Moulis par exemple »

Une équipe de foot ? (Rires de Mathieu Claude qui suggère Lorient) « Non je suis plutôt un pro OM à vrai dire »

Une voiture dont tu rêves ? « Je ne rêves pas vraiment de voitures, mais plutôt d’un beau bateau (voilier, yacht …) pour profiter de la mer »

Un hobby particulier ? « Boire une bière entre copains ou bien passer du temps en famille. »

 

Propos recueillis par Damien Beaubert.

Par Valentin JACQUEMET - Publié dans : Interviews - Communauté : Cyclisme NEWS
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Jeudi 12 août 4 12 /08 /Août 13:54

            http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/7/71/Tour_de_l%27Ain_2008_%28Vogondy%2C_Moreau%29.jpg

Christophe Moreau et Nicolas Vogondy à l'époque où ils étaient co-équipiers chez Agritubel.
Crédit photo : Wikipédia. 

 

 

             Questions                                                         Christophe Moreau                                                         Nicolas Vogondy

Un modèle dans le cyclisme ?

Miguel Indurain

Laurent Jalabert et Richard Virenque

Une épreuve cycliste ?

Le Dauphiné Libéré

Sans hésitation, les Championnats de France

Un autre sport ?

Le Ski de fond

La pétanque (rires) ! Plus sérieusement, le sport auto’ en général

Un sportif ?

Sébastien Loeb

Sébastien Loeb également

S’il n’y avait pas eu le vélo, quel sport aurais-tu fait ?

Le Demi-fond (1500 ou 3000 m)

Le foot, sport que je faisais dans ma jeunesse.

Et un autre métier ?

Cuisinier … en chef, pourquoi pas !

Professeur de Sport

Une couleur ?

Bleu

Bleu

Un lieu que tu apprécies ?

Le massif des Alpes pour le côté sportif, et les Seychelles pour les vacances

(Hésitation) A la maison, dans le Loir et Cher

Une grande compétition ?

Les Jeux Olympiques

Les Jeux Olympiques, auxquels je n’ai jamais participé. Espérons que 2012 soit la bonne.

Un rêve que tu voudrais ou que tu aurais voulu réaliser ?

Gagner le Tour de France

Gagner une étape du Tour (ou bien de la Vuelta que je fais cette année)

Une devise qui te caractérise ?

« Force et honneur »

« Donner sans attendre en retour »

 

Propos recueillis par Damien Beaubert

Par Valentin JACQUEMET - Publié dans : Interviews - Communauté : Cyclisme NEWS
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Vendredi 6 août 5 06 /08 /Août 11:28

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Cyclisme NEWS : Thibaut, après de belles prestations sur le dernier Tour de Romandie, vos qualités de grimpeur ont une nouvelle fois fait leurs preuves sur ce Paris-Corrèze, vous remportez le maillot de meilleur grimpeur, quel est votre sentiment après cette belle prestation ?

Thibaut Pinot : J’ai passé une bonne journée aujourd’hui (ndlr : Jeudi lors de la seconde et dernière étape) sur un parcours difficile et usant. Je suis parti dans l’échappée en sachant que ce serait compliqué d’aller au bout. Cependant, je préfère être devant à mouiller le maillot plutôt que de rester dans le peloton. On se fait reprendre à un tour du terme de l’étape, mais Arthur Vichot remporte l’étape. Au départ, tous les coureurs de l’équipe avaient un statut de coureur protégé, sans vrai leader. Encore ce matin, nous étions six de l’équipe à pouvoir remporter le général, et au final, nous partons avec une étape et de nombreux maillots distinctifs. Donc pour moi, avec ce maillot, ou pour l’équipe, l’objectif est rempli.

 

C.N : Vous vivez votre première saison pro dans l’équipe de la FDJeux, comment s’est passée votre intégration ?
T.P : J’ai la chance de faire parti d’une superbe équipe avec une très bonne ambiance. Au début de la saison, après mes années passées au CC Etupes, je ne savais pas trop où je mettais les pieds mais grâce à mes co-équipiers, l’intégration s’est super bien passée.

 

C.N : Vous êtes encore jeune, quel type de coureur êtes-vous ?

T.P : Je suis plutôt un grimpeur avec un tempérament offensif. Mes deux maillots à pois en sont les preuves. J’espère d’ailleurs en remporter encore quelques uns d’ici la fin de la saison.

 

Propos recueillis le 5 août 2010 par Damien Beaubert

Rédaction : Valentin Jacquemet

Par Valentin JACQUEMET - Publié dans : Interviews - Communauté : Cyclisme NEWS
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Mercredi 21 juillet 3 21 /07 /Juil 13:30

 La fin d’une aventure.

 

Voilà le 18 juillet 2010 est passé, l’Etape du Tour également. Finalement, j’ai pris le départ sans aucune ambition, seulement celle de terminer. L’amour propre, la rage de vaincre furent plus forte que la contre-indication médicale. Après plus d’un mois sans vélo, je ne tenais plus en place, et, alors que le Tour de France passait pas très loin de chez moi, je décidais de faire la montée du Col des Aravis avec mon compère, Alexandre Maingot. Les sensations étaient bonnes même si quelques douleurs se faisaient sentir sur l’épaule. Très vite, notre côté boute-en-train reprit le dessus et nous décidions de faire une grosse campagne publicitaire pour Maxime Bouet sur les quatre derniers kilomètres. Grand moment de rire.

 

 

C’était donc rassuré que je prenais la route de Pau pour mon objectif de l’année. Après avoir retiré mon dossard dans le village, direction les différents stands dont celui de Vélo Magazine où je retrouvais les autres carnets de route. J – 2.

La veille de l’épreuve fut placé sous le signe de la détente, massage, repos, ballade, aucune pression dans les parages. Et puis, le jour J arriva, nous étions déjà le 18 juillet. La nuit s’était tellement bien passée que le réveil fut brutal aux alentours de 5h45. Il me restait un peu moins d’une heure pour rejoindre la ligne de départ. Le petit déjeuner fut pris dans l’urgence mais le sourire était déjà accroché aux lèvres.

 

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Je me retrouvais à l’arrière de mon SAS autour de la 7000ème place. Après que le départ - des premiers concurrents – fut donné à 7 heures, je m’élançais, pour ma part, dix minutes plus tard, allée Alfred de Musset. C’était parti pour 181 kilomètres de bonheur, de souffrance. Une nouvelle page s’écrivait. Comme à mon habitude, je pris un départ assez lent. La peur de puiser dans mes réserves y contribuait fortement. Le début du parcours était vallonné, de nombreuses petites bosses jalonnaient le parcours, ce qui me permit de doubler de nombreux concurrents. Doucement mais surement, je me rapprochais du pied de la première difficulté du jour, le Col de Marie-Blanque. Le pied du col se passa sans encombre. Le fait d’avoir fait la reconnaissance, quelques semaines plus tôt, était un avantage non négligeable. Je pris rapidement mon rythme, les jambes tournaient bien, mais les premières alertes au niveau de l’épaule se firent sentir. A deux kilomètres du sommet, devant le nombre impressionnant de coureurs gravissant les pentes les plus abruptes du col, je fus obligé de mettre pied à terre et de finir l’ascension vélo à la main. C’est donc assez frais que je ralliais le sommet de la première difficulté du jour. La descente se passa sans encombre et marquait mon premier arrêt de la journée lors du ravitaillement. L’avantage principal d’une cyclosportive telle que l’Etape du Tour est, qu’à n’importe quel instant, on retrouve des groupes à son niveau. Je retrouvais mes parents et mon petit frère au kilomètre 85, un instant qui me permit, comme à chaque fois, de regonfler le moral et de repartir pour de plus belles. Je restais dans les roues, ne prenais que très peu de relais, pas très sport, certes, mais très efficace pour lutter contre la fatigue physique.

 

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Au pied du Col du Soulor, à Ferrière, lieu où j’avais abandonné lors de la reconnaissance, je m’arrêtai de nouveau pour remplir les poches du maillot. J’étais assez satisfait de moi, je réalisais un temps honorable, je ne ressentais que très peu de fatigue dans les jambes. Je fus, d’ailleurs, extrêmement surpris car je montais tranquillement la seconde ascension de la journée ; à aucun moment, je ne me retrouvais dans le rouge. Le fait de doubler des concurrents me permit également de garder le moral au beau fixe. Ce col du Soulor est un col agréable à monter de part sa régularité dans les pourcentages. Une fois, son rythme trouvé, il n’y a plus qu’à tourner les jambes. Seul problème, qui allait s’avérer majeur, alors que j’étais à un kilomètre du sommet, de très fortes douleurs se faisaient sentir dans mon épaule. Je profitais du ravitaillement au sommet pour m’asperger de froid sur cette partie douloureuse. Dans la descente, il m’était devenu impossible de tenir mon guidon, je ne pris donc aucun risque et passa cette descente, sinueuse par endroit, au pas. Nous étions déjà au kilomètre 144, moment où je vis, pour la seconde fois, ma famille. Tout était clair dans ma tête à ce moment là, je réussirais à terminer l’épreuve. Je me retrouvais dans un groupe où il y avait, pour une fois, de nombreux français. Le temps commençant à se faire long, nous décidions d’animer quelque peu le replat qui menait au Col du Tourmalet. Holà, blagues, les remèdes étaient nombreux pour combattre la monotonie. Il restait vingt kilomètres, les jambes allaient bien, je me sentais frais malgré la chaleur accablante. Et puis dès les premières pentes, mon épaule droite refaisait parler d’elle. Rapidement, je ne pouvais tenir mon guidon que d’une seule main. Après un premier arrêt auprès des pompiers présents sur le bord de la route, je repris la route. Une borne plus loin, je mettais pied à terre, la douleur était devenue trop forte. Les larmes coulaient certes à cause de la souffrance mais également de la déception. Il m’aura manqué dix petits kilomètres pour terminer MON objectif de l’année. Ces dix kilomètres que je réalisais en ambulance …

 

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Une fois, la déception du moment passée, je réalisais que ma performance était tout de même honorable et que je n’avais pas à rougir. Près de trois milles personnes avaient abandonnés durant la journée.
L’aventure s’est donc terminée ce Dimanche 18 juillet 2010, aux alentours de 16 heures. Et c’est la tête remplie de souvenirs que je me tourne désormais vers d’autres horizons.

 

Valentin JACQUEMET

Par Valentin JACQUEMET - Publié dans : Gravir un rêve - Communauté : Cyclisme NEWS
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Mercredi 7 juillet 3 07 /07 /Juil 19:07

Petacchi sacré à Reims.

 

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Après la folie qui avait envahi les routes du Tour de France ces derniers jours, nous avons assisté, pour cette cinquième étape, à une tranquillité certaine avec un scénario de course classique. Dès les premiers kilomètres, cinq hommes prennent la poudre d'escampettes : nous y retrouvons deux anciens champions de France de la course en ligne, Champion (ALM), initiateur de l'échappée, et Vogondy (BBO), de Greef (OLO), Mayoz (FOT) et Isazi (EUS). Le club des cinq fut en permanence contrôlé par un peloton vigilant, qui ne leur laissa pas une marge de manoeuvre assez importante pour pouvoir espérer se disputer la victoire d'étape au terme de la longue ligne droite de plus de 1000 mètres dans les rues de Reims. Le peloton, emmené par les coéquipiers de Mark Cavendish, revenait sur les fuyards à un peu moins de trois kilomètres de l'arrivée et le sprint massif se dessinait. Et alors que tout les regards se rivaient vers le sprinter de la HTC - Columbia, emmené de main de maître par son poisson pilote, Mark Renshaw, c'est le vieux briscard de la Lampre, Alessandro Petacchi qui s'impose dans la ville du champagne. "Ale-Jet" s'offre sa sixième victoire de sa carrière sur la Grande Boucle, la seconde sur cette édition 2010 après sa victoire à Bruxelles. De son côté, Fabian Cancellara a vécu une journée paisible et conserve son maillot jaune de leader.
Ce soir, les suiveurs s'interrogent sur certains points. Mark Cavendish est-il en train de passer totalement à côté de sa saison 2010 ? Nicolas Vogondy, après un excellent Critérium du Dauphiné Libéré, n'a-t-il pas laissé trop de force dans cette échappée ? Affaire à suivre ...

 

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Par Valentin JACQUEMET - Publié dans : Tour de France 2010 - Communauté : Cyclisme NEWS
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Mardi 6 juillet 2 06 /07 /Juil 18:07

CE FUT L'ENFER DU NORD !

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La première semaine du Tour est ennuyante et pauvre en évènement. Cette doctrine, tellement vraie il y a quelques années, perd, en cette édition 2010, tout son sens. Après les nombreuses chutes survenues hier, les pavés ont semé une zizanie monstre aujourd'hui pour cette troisième étape, qui a tenu toutes ses promesses. Plusieurs enseignements sont à tirer ce soir. Tout d'abord, les Saxo Bank de Cancellara et des frères Schleck ont été, tout simplement, sans pitié dès les premiers passages clés du jour. Deuxièmement, Contador et Armstrong ont vécu une journée sans, et perdent plus d'une minute sur le dernier maillot blanc du Tour. Mais cette "victoire" est à relativer dans l'équipe de Bjarn Riis car Andy a perdu son frère, Franck, qui abandonne, suite à une fracture de la clavicule survenue après une chute à un peu moins de trente kilomètres de l'arrivée. A travers toute cette agitation, on en oublierait presque que Cancellara récupère le maillot jaune de leader à Sylvain Chavanel, victime de plusieurs crevaisons et d'une chute. Le tricolore ne regrette, cependant rien, ayant vécu une journée exceptionnelle selon ses dires.Il ne faut tout de même ne pas oublier le vainqueur du jour : Thor Hushovd. En effet, le champion de Norvège a réglé, au sprint, un petit groupe de six coureurs parmi lequel se trouvait le champion de Grande Bretagne du Team Sky, Thomas. Par la même occasion, le coureur de la Cervélo empoche le maillot vert du classement par points et permet d'avoir, déjà, une marge de manoeuvre intéressante face à ses principaux rivaux. 

En tout cas, ce Tour est parti sur les chapeaux de roues,et le moins que l'on puisse dire, ce soir, c'est que l'on ne veux pas que cela s'arrête ...

 

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Par Valentin JACQUEMET - Publié dans : Tour de France 2010 - Communauté : Cyclisme NEWS
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Lundi 5 juillet 1 05 /07 /Juil 18:19

QUELLE FOLIE !

 

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Les mauvaises langues diront que la victoire de Chavanel est due à des circonstances de course allant en son sens. Certes ... Mais il ne faut pas oublier l'histoire de cet homme. Souvenez vous, non loin du lieu de sa victoire du jour, lors de Liège-Bastogne-Liège, à quelques hectomètres de l'arrivée, le coureur de la Quick-Step chutait lourdement. Bilan, de multiples contusions au niveau du visage notamment. Tout le monde le croyait forfait mais c'était sans compter sur le fort caractère du français qui, revenu à tant, à réussi à obtenir sa sélection pour ce quatre-vingt dix septième Tour de France. Et ce matin, dès les premiers kilomètres, Chavanel s'extirpe du peloton en compagnie de six autres hommes : son co-équipier, Jérome Pineau, deux coureurs d'Omega Pharma, Lloyd et Roelandts, l'allemand de la BMC, Burghardt, le français de la BBox, Turgot, et l'italien de la Lampre, Gavazzi. L'entente était cordiale entre les échappés. Pineau en profitait pour s'octroyer le premier maillot blanc à pois rouge de cette Grande Boucle. Chavanel, quant à lui, attaquait, seul, à 35 kilomètres de Spa, terme de cette seconde étape. Suivi dans un premier temps par Roedlant, le coureur de la Vienne prouva, qu'aujourd'hui, personne ne pouvait rivaliser avec lui. Chavanel poursuivait son effort alors que, pendant ce temps là, le peloton était marqué par de nombreuses chutes. Schleck, Armstrong, Contador, tous furent concernés, directement ou non, par ces aléas. Au final, le peloton, emmené par un Fabian Cancellara, sacrifiant son maillot jaune pour permettre à son leader de ne pas perdre le Tour, leva le pied et permit à tous les prétendants à la victoire finale de rentrer dans le groupe principal. Ce ralentissement profitait à Chavanel qui filait, seul, vers la victoire d'étape. Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, il empoche ce soir, par la même occasion , le maillot jaune de leader. Le peloton ne disputa pas de sprint pour la seconde place, ce qui permit à notre Carnet de Route, Maxime Bouet (Ag2r - La Mondiale), de terminer second. 

Alors qu'on parlait du vent qui risquait de provoquer des bordures hier, ou que les pavés de demain pouvait être déterminant dans la course au maillot jaune, cette seconde étape était passé à la trappe. Les caprices de la météo nous auront rappelés que chaque jour, chaque étape n'est pas à négliger. Loin de là ... 

 

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Au-delà des circonstances exceptionnelles de course, la victoire d'étape de Sylvain Chavanel récompense bien l'audace d'un coureur qui avait provoqué et animé l'échappée du jour. Après une attaque en solo dès le km 11, le coureur de Quick Step s'est retrouvé à la tête d'un groupe de huit coureurs (avec Pineau, Taaramae, Roelandts, M. Lloyd, Turgot, Gavazzi et Burghardt). Il s'est d'abord employé à accompagner son coéquipier Jérôme Pineau, dans la conquête du Maillot à pois, au cours des cinq premières ascensions du jour avant de jouer avec brio sa carte personnelle. Derrière, la majorité des leaders ont achevé la journée avec plus de peur que de mal au classement général : le fair-play du premier peloton qui a attendu les groupes attardés ne doit pas faire oublier l'abandon de Mickaël Delage, blessé au maxillaire après avoir heurté une barrière, ni le temps perdu par Christian Vande Velde (9'49'' sur Chavanel) et Damiano Cunego (8'52''). Cela accroît d'autant plus les attentes avant une troisième étape sur les pavés du Nord de la France. - 

 

Par Valentin JACQUEMET - Publié dans : Tour de France 2010 - Communauté : Cyclisme NEWS
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WEEK END DES 29 ET 30 MAI

 

Ce week end, nos deux carnets de route étaient dans les pelotons. 

 

Jérémy Bescond courrait sur le Grand Prix de St Rambert en Bugey où il prit une très satisfaisante 10ème place.

 

De son côté, Maxime Bouet courrait sur le Grand Prix de Plumelec samedi où il abandonna comme la soixantaine de coureurs qui l'accompagnaient à ce moment là. Ce dimanche, il était engagé sur les Boucles de L'Aulne (il était le tenant du titre) où il prit une belle neuvième place. Prochaine objectif, le Dauphiné Libéré.

BRAVO A EUX !

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