Résumé de la Quatorzième étape

Publié le par Valentin JACQUEMET

L'échappée infernale

 

Nous avions presque perdu l'habitude de voir une bataille pour conquérir le maillot jaune. En effet, depuis le début de ce Tour de France, les changements de leaders ne se sont fait qu'une fois et le maillot jaune avait vacillé juste deux fois, lors du contre-la-montre par équipes de Montpellier conservé pour quelques dixièmes de secondes par Cancellara par rapport à Lance Armstrong, et lors de la montée d'Andorre-Arcalis, entre le favori de ce Tour, l'ibérique, Alberto Contador, et le coureur d'AG2r - La Mondiale et le leader actuelle de cette Grande Boucle, Rinaldo Noccentini.

Aujourd'hui, le peloton prenait la route de Besançon pour une étape longue de 199 kilomètres. Pas de grandes difficultés au programme mais, à la surprise générale le danger est venu d'une échappée comportant un coureur pas si dangereux au départ, Georges Hincapie, mais qui une fois l'écart ayant franchi les six minutes devenait  tout simplement maillot jaune virtuel. A croire que l'oreillette ne fonctionnait pas dans le peloton puisque malgré ce danger, l'écart continuait de grandir, culminant même à 8'35'' à soixante kilomètres de l'arrivée. C'est à ce moment-là que les AG2r du leader prirent le relai, en tête du peloton, des Astana, dont la présence devant suscite quelques interrogations. Hormis Hincapie, nous retrouvions dans l'échappée, onze autres coureurs : Hayden Roulston (Cervelo), Martijn Maaskant (Garmin), Nicolas Roche (AG2R-La Mondiale), Daniele Bennati et Frederik Willems (Liquigas), Christophe Le Mével (FDJ), Sébastien Minard (Cofidis), Daniele Righi (Lampre), Serguei Ivanov (Katusha), Gerald Ciolek (Milram) et Albert Timmer (Skil-Shimano). Un groupe conséquent qui leur permit de pouvoir prétendre à la victoire d'étape, mais vu la présence de sprinters de renoms tels que Bennati et Ciolek, les attaques commencèrent à se développer à dix kilomètres de l'arrivée. Maaskant lança le premier la chasse, éliminant par l'arrière Willens, avant que le français, Le Mevel, contre attaqua, suivi dans le même style par le coéquipier du maillot jaune, Nicolas Roche. Tous en vain. L'attaque la plus franche et décisive est à mettre à l'actif du champion de Russie, Ivanov, qui accéléra alors que tout le reste du groupe se regardait. Et voilà comment à huit kilomètres du terme, il comptait déjà dix-huit secondes d'avance sur ses poursuivants qui avaient énormément de mal  se réorganiser. Ivanov filait vers sa seconde victoire d'étape sur la Grande Boucle de sa carrière, tandis que le suspense se faisait immense pour la course au maillot de leader. Le coureur de la Katusha levait les bras en solitaire avec quatorze secondes d'avance sur Roche, parti sous la flamme rouge pour rajouter un bel accessit à son palmarès. Hincapie était classé dans le même que le fils de Stephan, et Noccentini devait franchir la ligne avec moins de cinq minutes quarante et une de retard  s'il voulait conserver son maillot jaune de leader. Et tandis que le peloton passait sous la banderole des deux kilomètres avec trois minutes trente de retard, le suspense demeurait entier. Et c'est pour cinq petites secondes que l'italien d'AG2r conserva son maillot jaune, grâce aux ... Columbia, ayant emmené le sprint pour le favori au maillot vert, Mark Cavendish, qui sera finalement déclassé pour sprint irrégulier. L'ambiance ne devrait pas être joyeuse ce soir chez les hommes en jaune et blanc.

Ce Tour est enfin redevenu fou !

 



Publié dans Tour de France 2009

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