Résumé de la Vingtième étape

Publié le par Valentin JACQUEMET

Quand le Tour rend son verdict !

 

Aujourd'hui, ce fut Le Grand Jour, celui qui depuis des mois alimentait les conversations. Ce matin, peut avant midi, à Montélimar, les coureurs avaient pris la route du Géant de Provence pour le dénouement de ce Tour de France exceptionnel !
Comme ce fut le cas lors de la dernière ascension et la victoire de Richard Virenque en 2002, une échappée conséquente se dessina dès le départ composé de Roulston (Cervélo), Garate et Posthuma (Rabobank), Kuschynski (Liquigas), Dumoulin (Cofidis), Righi (Lampre), Bonnet (Bouygues), Lemoine et Timmer (Skil-Shimano), Martin (Columbia), Riblon (AG2R), Geslin (FDJeux), Gutierrez (Caisse d'Epargne), Delage (Silence-Lotto), Perez Moreno (Euskaltel) et de notre Carnet de route, Maxime Bouet (Agritubel). L'écart culminait à 10'34'' à 81 km du terme de cette étape, moment où les Saxo prirent la chasse en main. Une prise en main qui alimentait un fort suspense pour le gain de la victoire. La course débuta donc, comme à l'habitude, à Bédouin, au pied du Ventoux, pour une "course de côte". Une double course, avec une pour le gain de l'étape puis une autre, pour le général, précisément pour la troisième place puisque au départ, cinq hommes se tenaient en mois de quarante secondes. Ce fameux Ventoux allait être, une fois n'est pas coutume, l'un des tournants du Tour de France. Ce col mythique, long de 21 kilomètres, à 7,5% de moyenne, dont aucun coureur n'arrive réellement à le dompter décidera des vainqueurs de cette Grande Boucle.

C'est pourquoi, dès le pied, dans la course à la victoire d'étape, Garate décida de fausser compagnie à ses anciens compagnons d'échappés en compagnie de la révélation de la première semaine, l'allemand Tony Martin. Les deux hommes collaboraient à merveille et, malgré un écart se réduisant à grand pas avec le groupe des favoris, ils allaient se disputer la victoire en haut de l'observatoire. Et à ce jeu là, l'espagnol, paraissant le plus en jambes durant l'ascension, l'emporta aisément. Une première victoire sur la Grande Boucle pour le coureur ibérique de la Rabobank, qui ne ressort pas bredouille de ce Tour.
Un ibérique peut en cacher un autre. En effet, alors que l'ancien champion d'Espagne faisait un numéro devant, le maillot jaune répondait à toutes les attaques de son dauphin au général, le luxembourgeois, Andy Schleck, pour qui les supporters s'étaient déplacés en nombre. Le porteur du maillot blanc harcelait, véritablement, les Astana afin de faire craquer les hommes aux maillots blancs et turquoise pour favoriser une remontée sur le podium de son grand frère, Franck. Mais, malheureusement pour eux, rien n'en fut : se heurtant à un Lance Armstrong des grands jours, le cadet de la famille perdit tout espoir de terminer aux côtés de son frangin demain sur les Champs Elysées.
Le Ventoux s'est donc montré moins décisif que par le passé, mais grâce au duo de la Saxo Bank, le spectacle fut tout de même au programme.
Demain, le Tour tirera son rideau final, après trois semaines de course passionnante.





Publié dans Tour de France 2009

Commenter cet article