Carnet de route avec Maxime Bouet #2
"Ma saison a bien commencé lors du GP la Marseillaise où j’ai terminé septième. J’ai profité de mes connaissances du parcours pour m’économiser et attaquer au bon moment comme l’a fait Rémi Pauriol. Profitant d’un parcours plus vallonné (contrairement à l’année dernière), j’ai su tiré mon épingle du jeu. Dès le départ, nous avons eu peur qu’une échappée massive se dessine comme habituellement. Ma course a réellement commencée lors de la dernière bosse où je suis sorti au meilleur moment. J’ai ensuite rattrapé les lâchés de l’échappée matinale comme Brice Feillu qui a ensuite fourni un gros travail pour m’emmener le plus loin possible. Lorsque Brice a lâché, je me suis retrouvé esseulé car tous mes compagnons du moment étaient dans le rouge. J’ai donc dû tirer tout ce groupe jusqu’à l’arrivée qui en a profité pour me battre au sprint. Cependant, je suis plus que satisfait de ma course de rentrée car elle fut parfaite à tout point de vue selon moi. Le moral est donc plus que bon avant d’attaquer le Tour Méditerranéen où j’espère encore profiter de ma force du moment. De plus, terminer dans les dix est plus que satisfaisant pour moi car je m’étais mis aucun objectif au départ vu que c’était ma course de remise en jambes.
Ce Tour Med’ sera donc ma vraie course de rentrée. Mais tout se jouera dès le premier jour avec le contre-la-montre par équipes qui sera donc décisif pour le podium final. Mais nous pouvons compter sur une équipe solide qui ne se ménagera pas tout au long de la semaine. C’est une course qui peut me réussir car j’avais pris une honorable dix-huitième place l’an dernier (ndlr : Maxime a terminé vingt-sixième cette année avec une très belle vingt-et-unième place au Mont-Faron à un peu plus d’une minute du vainqueur de l’étape, David Moncoutié (Cofidis).).
En ce début de saison, j’ai aussi lu une agréable surprise sur le site de « L’Equipe » qui m’avait mis dans les favoris pour ce GP La Marseillaise. Néanmoins, j’ai la chance de ne pas subir une pression médiatique comme le vit par exemple, Rémi Di Gregorio, qui est mon compagnon d’entrainement. Pour lui, l’image du futur champion qu’on lui colle est nocive pour sa préparation et sa carrière. Je pense que tant qu’il n’y a pas de résultats probants, il ne faut pas tirer de conclusions hâtives. Toutefois, ce genre d’article fait toujours du bien au moral et gonfle notre capitale confiance. Pour ma part, j’ai que vingt-deux ans, aucun Tour de France au compteur, donc une comparaison avec Raymond Poulidor est exagérée."
