Carnet de route avec Jérémy Bescond #3
Le moral va mieux que le mois dernier car j'ai enchainé les bonnes performances ces derniers temps notamment à Aubenas où j'ai terminé cinquième au final après un très bon chrono. Cette bonne performance s'est confirmée sur le Tour de la Côte Bleu où j'ai terminé meilleur junior. Cette course fut excellente sur le plan sportif, donc, mais aussi pour l'ambiance régnante durant la compétition. L'équipe a presque ramené tous les maillots sauf le jaune, malheureusement, malgré une splendide seconde place au général de Léo Petters.
Jeremy, avant son contre-la-montre lors du Tour de la Côte Bleu
Le repos fut de courte durée puisque, dès le lendemain, je courrai à Aix-les-Bains, afin d'enchainer les jours de course et de voir mon niveau concernant la récupération. Je termine troisième de l'épreuve du jour et les jambes étaient encore bonnes. Une satisfaction. Le week end suivant fut, néanmoins, moins fructueux en Challenge Nationale où le rythme était extrêmement élevé. De plus, le parcours était trop roulant pour moi. Enfin, j'ai terminé mon mois d'avril par une sixième place au Challenge Lavenu où je regrette d'avoir été enfermé dans les barrières durant le sprint final.
Jeremy à l'attaque
Je vais courir deux courses ce week end : La Savoyarde vendredi (ndlr : Jeremy a abandonné) et je continuerai dimanche par le championnat d'Isère. Ensuite, j'enchainerai avec les championnats Rhône-Alpes sur piste où je m'alignerai sur les épreuves de l'américaine et de la course aux points. Pour moi, la piste vient en complément de la route, je m'en sers pour améliorer ma condition. Les 16 et 17 mai, je disputerai le Tour d'Oliergue qui est une course pour grimpeur, je n'aurais, cependant, pas de gros objectifs, mon but étant de briller cet été avec comme point d'orgue de ma saison, le Tour du Valromey. J'essaye donc de monter en puissance jusqu'à cette date importante.
Les derniers jours ont été marqués par le contrôle positif de Davide Rebellin. Evidemment, je suis abasourdi par cette nouvelle. Honnêtement, j'aurais beaucoup de mal à être coureur professionnel aujourd'hui. J'aurais dû mal à me dire en course, lui, il est dopé, lui non etc ...
J'espère que le Giro ne sera pas trop salit par cette nouvelle affaire et que chaque coureur pourra exprimer toute l'étendue de son talent sur les routes montagneuses italiennes. Je suis d'un œil averti cette course, voire même plus que le Tour de France. Mon favori pour la victoire finale est Damiano Cunego, je pense qu'il sera moins observé que les années passées et qu'il pourra surprendre ses adversaires. Réponse dans un peu plus d'un mois.